Maman, es-tu adulte ?
Monique Saulnier
Maintenant que les enfants sont partis de la
maison, j’ai la joie de participer aux débuts de leur nouveau foyer.
Quand je les regarde élever et éduquer leurs enfants, je me rappelle
combien de leçons Dieu m’a apprises à travers eux.
Mis à part l’entretien du foyer qui occupe une
bonne partie de notre temps, ainsi que le service dans l’église,
nous avons une autre chose très importante à considérer. Combien de
fois j’ai entendu : « J’ai perdu les pédales » ou « Si il (elle)
pense qu’il (elle) va me monter sur la tête ». Moi-même, je me suis
surprise à avoir des réactions qui démontraient de toute évidence
que j’étais en train de perdre.
Je suis toujours fascinée en lisant dans les
Évangiles, de voir les réactions du Seigneur Jésus. Dans toutes les
situations où il fut confronté, il n’a jamais perdu le contrôle,
même sur la croix. Il est l’homme parfait. Jamais nous n’avons lu
qu’il a utilisé le sarcasme, les criailleries, l’arrogance ou le
mépris. La bonne attitude et le mot à propos faisaient partie de son
quotidien. Pourquoi ? Quelle était sa force ? Jésus avait la bonne
manière de penser. Nous lisons dans le Proverbes 27.17 « Un homme
excite la colère d’un homme ». Il fut confronté plus que nous ne
l’avons été. Pourtant on ne lui connaît pas de manque de contrôle.
Il est notre modèle.
Comment pouvais-je arriver à devenir comme lui ?
Lorsque les enfants sont devenus adolescents, les situations de
confrontation ont triplé et quadruplé. Je me rappelle avoir prié et
demandé à Papa-Dieu : « Enseigne-moi comment tu fais » ? La réponse
est arrivée très vite. J’ai réalisé que le Seigneur Jésus a agi
comme il était. Il n’avait aucune attente envers l’être humain. Et
moi, ai-je des attentes envers les autres ? Une question me trottait
souvent dans la tête : Ton amour dépend-t-il de ce qu’ils sont ou de
ce qu’ils font ? Me rappelant l’attitude de Jésus après la
résurrection quand il voit Pierre qui l’avait renié, mon cœur fut
transformé. Dieu ne change pas selon ce que l’on fait, son amour
demeure le même envers nous. Ses bras sont constamment ouverts pour
nous recevoir, même après les pires échecs. Il n’a pas honte de
nous. Il est l’adulte par excellence.
Le Proverbes 14.1, dit que : « La femme sage
bâtit sa maison, mais la femme insensée la renverse de ses propres
mains ». Cette affirmation est vraie. Le foyer est en grande partie
sous la responsabilité de la femme. Quelle construction faites-vous
? Bâtie sur la sagesse ou sur la folie ? Ce texte nous parle des
relations des uns et des autres au sein de la famille et même de la
famille élargie. Comme femme, nous donnons le ton à toute la
maisonnée. Ceci nous amène à considérer l’importance de notre
maturité en Christ. Plus nous sommes comme notre Sauveur, maître de
nos émotions et de nos pensées, au contrôle de nos réactions, plus
nous enseignons qui Il est à ceux qui nous entourent. Qu’on le
veuille ou non, notre vie est une lettre ouverte au monde.
Cependant nous devons passer le test de la
maturité. Chaque fois qu’une situation difficile se présente, c’est
un examen à passer. Il y a quelques années, j’ai pris la décision
d’utiliser ces situations où j’étais confrontée et de faire en sorte
d’obtenir le meilleur résultat. C’est une occasion de grandir et
devenir de plus en plus comme notre Sauveur.
La bible nous enseigne de marcher de progrès en
progrès (1 Th 4.1). Si aujourd’hui vous commencez votre examen, vous
finirez par avoir les résultats. Pourquoi ne pas saisir toutes les
occasions comme un test personnel de votre maturité en Christ ? Vous
aurez ainsi des victoires personnelles sur vous-mêmes et face aux
autres. Dieu utilise vos enfants pour perfectionner votre propre
vie. Les parents matures font des enfants matures. Nous devons être
différentes de nos enfants. Ma croissance trace le chemin de leurs
croissances. Nos familles ont besoin de voir nos vies modelées par
Dieu, c’est le plus bel héritage que nous pouvons leur transmettre.
Maman, es-tu adulte ?
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